Les bases du solfège

Les altérations


Une altération renvoie tout d’abord à la modification de la hauteur initiale d’une note, en d’autres termes, au fait de rendre cette note plus grave ou plus aiguë, et ce, quelles que soient les raisons de ce changement : modulation, transposition, ornementation…

Une altération est également le nom qu’on donne aux symboles qui vont indiquer ces modifications de hauteur initiale. Une altération peut être simple (très courante) ou double (moins courante). On peut la trouver à l’armure ou de manière dites « accidentelle » dans une partition, c’est à dire en plein milieu d’une mesure devant la note qu’elle altère.

Une fois qu’une ou des altérations sont mises à la clé, toute les notes qu’elle(s) désigne(nt) seront altérées sauf si elles deviennent bécarre ou que l’on rencontre une modulation*. Il n’y a donc pas besoin de les écrire à chaque fois. De manière générale, ce sont le ou les altérations à la clé qui nous permettrons de connaitre la tonalité principale du morceau.

*Modulation = ici, changement de tonalité dans un morceau.


Altérations simples :

  • Le dièse élève la note d’un demi ton chromatique
  • Le bémol abaisse la note d’un demi ton chromatique
  • Le bécarre annule l’effet de toutes les altérations précédentes (qu’elles soient simples ou doubles, constitutives ou accidentelles) et rend à une note sa hauteur naturelle.

Les altérations doubles :

  • Le double dièse élève la note de deux demi ton chromatique
  • Le double bémol abaisse la note de deux demi ton chromatique

Pour annuler l’effet d’une altération double, mettre un bécarre suffit.